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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 14:32

Les Indigènes de la République organisaient une marche "antiraciste et décoloniale" le jeudi 8 mai 2008, à Paris. La Catastrophe Internationale s'était infiltrée parmi les marcheurs. Compte-rendu.


L'Antiracisme à sens unique : impasse de la paix
Il y a quelque chose de sinistre(1) à défiler dans les rues de la capitale française, en excitant les "immigrés habitants des quartiers noirs musulmans arabes" contre la république, et contre les blancs, au nom de l'antiracisme. Nul ne saurait impunément jouer avec les mots. Mais qui aurait pu croire un seul instant que les mal-nommés(2) "Indigènes de la République" étaient un sage mouvement humaniste et bien-pensant ?
Une fois encore, cette organisation propagandiste aux forts remugles judéophobes, christianophobes, anti-européens et anti-occident, dévoile son jeu de manière éhontée. L'angoissante Houria Bouteldja, "Gazelle de la République" et meneuse des "Indigènes", espère fédérer à coup de slogans populistes autour de sa personne, et parvenir à monter son parti politique, dédié à la repentance de la France coloniale, la diabolisation d'Israël et la cause d'Al-Naqba(3).  

Marche arrière sur la République : boulevard de la haine
"Le français de souche" - au sujet duquel on nous ressasse pourtant, à tort ou à raison, depuis une vingtaine d'années, qu'il n'existe pas - est la cible de ces Indigènes. Désigné sous le néologisme de souchien, le français blanc, puis par extension le "blanc" tout court, raciste, colonialiste et esclavagiste forcément, est le responsable de tous les maux de la planète(4), et doit renoncer à sa culture comme à son droit, dans son propre pays, pour se voir imposer des coutumes exogènes à sa république.
L'épithète "souchien", insulte raciste s'il en est, déguisée sous les oripeaux du calembour et de l'audace télégénique(5), est une invention de la porte-parole des Indigènes de la République, soutenue par Tariq Ramadan, dont elle est l'admiratrice.
Il y a quelque chose de Houria au royaume du trademark.

Les Indigènes défilent et se défilent : carrefour de la désinformation
2500 manifestants selon les organisateurs. Et selon la police ? Nous ne savons pas, mais, mêlés à l'attroupement des Indigêneurs, dont nous avons grossi les rangs, la réalité était toute autre : de 500 à 700 individus, en comptant large et généreusement. Prévue initialement à 14h., la parade Indigène n'a débuté que vers 14h40, faute de participants, pour culminer à 15h.
Sur leur site, les Indigènes déplorent le manque de participation des "blancs" . Rien n'est plus menteur. Ils étaient nombreux au regard du faible chiffre des militants : près de la moitié. Le site évoque le succès de la marche : il était néanmoins question de la reprendre ce lundi 12 mai, par absence de manifestants le jeudi 8. On voit comment ce constat peut être tronqué et médiatiquement modifié en "Succès : Prolongations".

Indigénat ou indigence : ministère de l'inculture
Un policier pour 5 participants. Un cerveau pour 10 indigènes.
La pauvreté absolue des slogans parle d'elle-même.

"ARABES NOUS SOMMES, ARABES NOUS RESTERONS !"
"NON A L'ASSIMILATION PAR LE JAMBON !"
"CONTRE LA GAUCHE : RESISTANCE, CONTRE LA DROITE : RESISTANCE !"
"VOILEES, PAS VOILEES, SOLIDARITE !"
"J'Y SUIS, J'Y RESTE, JE NE PARTIRAI PAS !"
Et le désormais très officiel "VA TE FAIRE INTEGRER !"

Mai 68 était un oratorio de Haendel, par comparaison.

Anti-républicains, racistes et terroristes intellectuels, ces révisionnistes pour lesquels Aimé Césaire est "le plus grand écrivain de tous les temps" (sic) pour des raisons qui touchent à tout sauf à la littérature, disent merde au Panthéon, comme ils disent merde à la France et aux français, tous les français.  Les Indigènes auraient mieux fait de méditer La Fontaine et ses fables, au hasard, Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue et le Rat. Nous pensons, à la lecture de leurs tracts empoisonnés(6), qu'il est trop tard pour eux.
Le surchien ne fera pas long feu.
(1)Étymologie, étymologie.
(2)Le mot indigène signifie "personne originaire du pays où elle habite ; natif ; autochtone ; local". Nous sommes tous des indigènes de la République. Sauf Houria Bouteldja.
(3)La Naqba ou Nakba (catastrophe en arabe, comme Shoah en hébreu) est le nom donné par les pro-palestiniens à la Guerre (Israëlo-Arabe) de Palestine de 1947-49, conflit né du refus des états arabes du plan de partage de la palestine tel que proposé par l'ONU, et qui vit la naissance de l'état juif, ainsi que l'expropriation subséquente de milliers d'arabes palestiniens. Le terme même de Naqba, appliqué à cet "exode" palestinien (sic), suppose, aux yeux des antijuifs et de leurs alliés, un caractère aussi terrible que l'extermination par les Nazis du peuple hébreu, soit l'Holocauste. Le relativisme révisionniste fait recette. Les Indigènes de la République, de même que les Vaquette, Soral, Meyssan ou Dieudonné, pour ne citer que les plus médiatisés, l'ont parfaitement intégré.
(4)Houria Bouteldja collectionne les points Godwin.
(5)Les Indigènes de la République, attaqués ici et là sur le vocable de souchien, ont opté dans leur défense pour la stratégique mauvaise foi et la victimisation, retournant contre leurs détracteurs la critique qui leur est justement adressée. Ainsi, souchien n'aurait jamais fait allusion à une sous-espèce animale méprisée par la population de confession musulmane. Ainsi, le fait d'associer systématiquement ce néologisme à une vague catégorie ethnique - les "blancs" - ne pourrait être assimilé à du racisme que par d'authentiques racistes blancs, choqués de se voir épingler de la sorte. Ainsi, réagir au racisme des Indigènes de la République, c'est du racisme. S'il veut disparaître, le souchien doit subir. La manoeuvre n'est pas neuve.
Rappelons au passage le principal argumentaire de ces Indigènes, qui consiste en l'énumération fastidieuse des adjectifs péjoratifs tels que généralement proférés par le raciste français à l'endroit des "gens de couleur", pour légitimer l'emploi d'un terme générique englobant par vengeance les "blancs". Comme si, dans chaque région du monde, dans chaque nation, depuis l'origine de l'humanité, l'étranger n'était pas déjà stigmatisé, catalogué, moqué, dans toutes les langues et sur tous les tons. Face de craie. Leucoderme (merci Kemi Seba). Blafard. Boudin blanc. Roumi. Blanc-bec. Gaulois. Jambon. Babtou. Dhimmi. Bolo... : les mots avilissant les "blancs" (comme les "noirs"), quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, existent depuis toujours. Le Coran, livre de chevet de la femme au foulard, est un recueil exemplaire de haine raciale auto-alimentée. Mein Kampf ne fait que reprendre des idées régulièrement en vogue depuis le III° siècle après Jésus-Christ. Les gens ont l'air de le découvrir.
(6)Une jeune fille voilée refusait catégoriquement de distribuer des tracts aux blancs.
Par Luke Cage, Ororo Munroe & Frank Castle - Publié dans : Martyrologe
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 22:34

Trois "hommes" viennent d'être interpellés pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'enlèvement et de séquestration commis en bande organisée et captation en vue de détention et diffusion d'images à caractère pornographique".

Leur délit ? Ils n'ont point eu le temps de le commettre, une veille policière par Internet ayant pu empêcher ces trois individus "d'enlever une fillette, de la cloîtrer et d'en abuser durant tout un week-end d'une manière particulièrement cruelle". Dixit le Procureur.

Ces magnifiques représentants de l'espèce humaine ont avoué ne pas avoir encore choisi leur victime, de toute façon une petite fille, qui devait être âgée de 5 à maximum 9 ans.

Non contents d'avoir planifié de violer et torturer le petit enfant, ces pères de famille ont précisé qu'à l'issue du week-end de sévices qu'ils auraient voulu lui infliger, ils devaient marquer leur proie "au fer rouge avec un "S" comme souvenir pour qu'elle n'oublie jamais". Comme les prostituées du temps de Louis XIV. Cette marque particulièrement insoutenable de haine devait se faire au coin de l'aine de la fillette. Le fer a été retrouvé chez l'un des ravisseurs virtuels.

Les viols devaient être filmés, afin sans doute que les violeurs, eux non plus, n'oublient jamais.

Devant agir masqués - Mickey Mouse ou Belzébuth ? - les bourreaux en devenir projetaient de libérer leur victime, de sorte que le "S" du souvenir puisse servir à quelque chose.

Le local était prêt, le camescope attendait. Il ne manquait que la victime.

Quel châtiment peut être à la juste mesure de cette tentative de crime ? Et qu'en aurait-il été si les pédoclastes (étymologiquement "casseurs d'enfants", qui selon Dolto est le vocable correct pour pédophiles) avaient été arrêtés après le viol ? Les trois complices encourent chacun 10 ans maximum d'emprisonnement. Gageons qu'ils n'en feront que 3 ou 5 dans le meilleur des cas.

Dans 5 années, mon enfant en aura 7. Il sera très exactement dans la moyenne d'âge souhaitée par les trois croque-mitaines.

Mes pensées vont à Maddie McCanns, la petite de 3 ans disparue au Portugal depuis le 3 mai 2007, qui ne vivra peut-être même pas jusqu'à 5.

Nota Bene 1. A tous ceux pour qui la mort de Saddam Hussein est médiatiquement plus importante que celle d'un enfant qu'ils n'ont pas connu : Où est le fait divers ? Où est le fait de société ? Dans la condamnation à mort d'un criminel ou dans le viol à la chaîne d'enfants conçu comme économie générale, comme mode de vie, comme raison de vivre ?

Nota Bene 2. Anne Frank eut, elle aussi, la marque de la Bête tatouée sur son corps. Entre A-25060 et A-25271, comme sa mère, sa soeur, et toutes les femmes de Auschwitz-Birkenau.

Nota Bene 3. "Je crois qu'il faut forcer les enfants. Les enfants sont aussi des êtres casse-pieds, qu'il faut à un moment mettre sur le droit chemin. Et cela vaut aussi pour le sexe. Mais on craint cela comme la peste aujourd'hui. Il serait très nécessaire de relire Sade aujourd'hui..." Gert Hekma, professeur à l'Université d'Amsterdam, membre du comité de soutien pour la Gay Pride des Enfants.

Surveillez vos contenus numériques dans les prochains mois. Dressez la liste des noms d'enfants qui disparaissent. Le "S" du souvenir va souvent revenir vous titiller la mémoire sélective. 

Par Frank Castle, endeuillé, - Publié dans : Martyrologe
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 15:11

Invitation martyrologique d'Erik, la trentaine, "hôte d'accueil" en banlieue parisienne au moment des faits :

"Il y a 5 ans, je me suis fait torturer pendant une partie de la nuit dans les communs de mon immeuble à Paris. Humiliations, menaces de mort à répétition, coups et injures sexuelles (je suis un homme), viol simulé, vol de mes clefs et de ma carte bleue (mon petit salaire de merde y est passé)... J'ai marché avec une canne pendant deux jours, suite à cette nuit de rêve. Mes agresseurs, qui se parlaient entre eux en arabe pour que je ne comprenne pas leur plan, étaient très jeunes. Le plus âgé et le plus violent de la bande, celui qui jouait le rôle de chef, s'est fait "serrer" par les condés dans la nuit, suite à mon portrait-robot, au volant d'une voiture volée. Il n'avait que 17 ans, vivait dans Paris intra-muros, passait son C.A.P carrosserie en alternance, et son employeur lui promettait de l'embaucher à l'obtention de son diplôme. Ce "jeune" touchait alors 3500 francs de salaire par mois, en tant que simple scolaire, pour ses heures en entreprise. Ses parents vivaient exclusivement d'allocations (j'ai eu accès à son dossier et sa déposition, comme lui a eu accès aux miens), ses soeurs travaillaient. Bref, il vivait mieux que moi à son âge (à 17 ans, j'avais 100 francs par mois, et encore pas tous les mois, pour tout argent de poche, et je ne détroussais personne, même dans les périodes les plus pénibles où nous n'avions pas le sou), et beaucoup mieux que moi maintenant : Au moment de mon agression, mon unique salaire était supérieur au sien de seulement mille deux-cents francs.

Alors, récapitulation : il n'est pas arabe, puisque né en France. Il n'est pas banlieusard, puisque habitant la capitale. Il n'est pas un laissé-pour-compte de la société, puisqu'il est (au moment des faits) scolarisé, rétribué pour son travail, et promis à une carrière qu'il dit aimer et avoir choisie lui-même, que ses parents sont financés par la C.A.F, et qu'il se ballade avec un gros flingue, un téléphone portable dernier cri (à l'époque) et des fringues de compétiteur (son sweat-shirt devait valoir à lui seul plus cher que mes habits, mais je ne suis pas objectif).

Mais "il faut les comprendre" et "il y a des raisons sociales" qui "justifient leur comportement". Et puis, "c'est la faute de l'Etat". Pourquoi pas ma faute, pendant qu'on y est ? A chaque fois que l'on m'a demandé de raconter ma mésaventure, on m'a mis en garde : "Attention à ne pas devenir raciste !" Simplement parce que j'ai omis de taire que les types se parlaient en arabe. J'aurais mieux fait de dire "ils utilisaient un langage codé". On m'a aussi dit que je n'aurais jamais dû rentrer seul à pied dans Paris. Preuve que la capitale est un bronx, dont le couvre-feu officieux a tendance à sonner de plus en plus tôt, je dirais vers 18h. l'hiver, 21h l'été.

Et aujourd'hui, ce mec, "multi-récidiviste du vol en réunion avec violences sous la menace d'une arme", dixit la police, n'a toujours pas écopé du procès auquel nous avons tous deux, lui et moi, DROIT. Si un tel miracle se produit, rappelons qu'il ne comparaîtra que pour les crimes pour lesquels il se sera fait pincer. D'ici là, il aura tout le loisir de perfectionner ses stratégies, former ses accolytes, se procurer un arsenal digne de ce nom, et devenir le Yussuf Fofana de ses rêves... On peut lui prédire un bel avenir dans le nihilisme français.

Moralité : Quand les faux pauvres se font passer pour de vraies victimes, que de vrais cons se prennent pour de faux chefs, certains appellent cela la démocratie. Moi je n'ose parler de démagogie. J'aurais trop peur de me faire agresser."

Propos recueillis par Ororo Munroe

Par Erik Lensherr, sans emploi - Publié dans : Martyrologe
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 12:05

La Catastrophe Internationale accueille à nouveau en ses colonnes Luke Cage, pour un constat pas tout à fait à l'amiable, dans le style et la verve de son précédent article, Motherfucked (août 2006) :

 

" ICI C' PAS ST -AIGNAN

C BAGDAD... "

 

Ils la veulent.

Ils vont l’avoir.

Leur guerre.

Civile.

Celle qui va leur permettre de sortir leurs couteaux de cuisine et leurs battes de base-ball.

Celle qui leur donnera la sensation d’être des hommes, même petits, même sots, celle qui leur concèdera le droit de passer de victime à bourreau, victimes de leur propre ennui et de leur incapacité à se tracer un destin, victimes de la faiblesse de leurs familles, et déjà bourreaux d’eux-mêmes, snipers dans le néant. La guerre. Leur téléphone cellulaire devient vidéothèque de télé-réalité. Emeutes et happy slapping. Filme le sang. Filme les larmes. Filme le mec en train de caner et force-le à se regarder en même temps sur l’écran du portable. Souris, tu passes sur le web. La guerre qui transformera leur cortex trépané en Game Boy où tout sera possible. Et si l’ennemi ne se relève pas ? On en trouvera un autre. Et s’il ne reste plus personne à flinguer ? On changera de niveau. Et s’il n’y a vraiment plus personne,  alors on se butera les uns les autres du haut des immeubles, et que le meilleur d’entre nous nous nique la face jusqu’au dernier, avant de retourner le gun sur sa tronche. Filme, filme. Alléluia Akbar.   

Il est revenu.

 

 

 

Le tag.

Saint-Aignan.

3900 âmes, en journée. Pas de crimes depuis la seconde guerre mondiale, à l’exception d’un fatal règlement de comptes entre deux clochards venus de grandes villes, il y a quelques années. Autant dire un événement.

Est-ce parce qu’il ne se passe rien ici – comprenez rien d’insolite, de barbare et dérangeant – que les enfants comparent cette partie de leur ville aux déserts Mésopotamiens ?

ICI C PAS ST AIGNAN C BAGDAD

Pourtant ici, à Saint Aignan, nulle odeur de G.I grillé pourrissant dans le sable. Nul puits de pétrole enflammé sur l’avenue pavillonnaire, nulle citerne piégée sur la place du marché, et les enfants qui explosent, soufflés par les déflagrations, explosent à la télé.

Nous ne sommes pas hors les murs. Nous ne sommes pas en banlieue. Nous sommes au cœur de la commune. A dix minutes du château. A cinq minutes de la mairie et des écoles. A trois minutes de la MJC. A pied.

Derrière le mur qui porte cette désolante inscription, quatre petits immeubles de deux étages chacun, plus le rez-de-jardin… des arbres, une place qui prend le soleil et qu’emprunte toute la ville quand elle veut se rendre au collège. Sur cette avenue, depuis laquelle on apprend qu’on est à Bagdad, des tulipes en fleur, des roses, des gens qui se promènent, un facteur en mobylette. D’août à septembre, des mûres, près du terrain de handball. Des pêches, puis des pommes et des poires dans les vergers du lycée. Les élèves n’ont qu’à tendre une main, pour aller cueillir cerises ou mirabelles, prunes ou framboises… parmi les pins et les églantiers.

Mahomet n’a-t-il pas dit : « Chacun d’entre vous ne souhaiterait-il pas posséder un jardin planté de palmiers et de vignes, où coulent les ruisseaux et qui contiendrait toute sorte de fruits ? ». Ici, pas de palmier, c’est vrai. Mais l’auteur de ces versets écrivait pour les hommes du désert et des plages qui bordent l’Arabie. S’il ne connaissait pas les framboises, c’est que nous ne les avions pas encore exportées chez lui. Sans doute aurait-il su apprécier ces fruits nouveaux, offerts à tous.

Mais les néo-petits bourgeois des HLM, aux casquettes et baskets financées par l’état, n’en veulent pas. Mes framboises, je peux me les mettre au cul (filme, filme). Ils vont voter FN au premier tour puis me taxer de racisme au second. Ils n’attendent qu’un signal, minuscule, pour déclencher la déferlante des violences qui s’abattra, fracassante, sur la République en perdition. Nous.   

Oui, le tag est revenu, plus menaçant que jamais.

Oui, il est l’ange annonciateur de la destruction à venir et commencée, oui, il est apocalypse dans l’apocalypse, premières paires de glyphes à peine divulguées par le liquide révélateur de la Fin, publiées au grand jour, sur le mur, sous le pinceau d’un damné, et que tout le monde voit mais que personne ne sait lire. Or quand le liquide se sera répandu sur tous les murs de toutes les rues de France et de Navarre, sur toutes les tombes de tous les cimetières d’Europe, qu’il ne restera pas une seule brique, plus une seule vitre vierge de haine, alors serons-nous forcés de déchiffrer le livre noir que l’on dresse devant nos yeux mourants.

ICI C PAS ST AIGNAN C BAGDAD

Il manque le « Pigé ? »

Ce n’est pas une complainte. C’est un ordre.

Les enfants ont décidé que c’était Bagdad, ici.

Les enfants veulent faire Bagdad à Clichy-sous-Bois.

Les enfants veulent faire Bagdad à Neuilly-sur-Seine et place de la Bastille à Paris.

Les enfants veulent faire Bagdad, dans les caves comme dans les banques, dans les squats et dans les écoles. Ils veulent brûler des autobus et crever martyrs dans des transformateurs EDF.

 

Les enfants veulent faire Bagdad à Saint Aignan.

Gageons qu’ils y parviendront.

Et plus tôt que je ne le pense moi-même.

 

 

 

Par Luke Cage - Publié dans : Martyrologe
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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /Août /2006 16:00

Paris.
Dix-huitième arrondissement.
Mon ami D. rentre chez lui, métro Jules Joffrin.
Dans le ciel, à une rue de sa porte, une voix.
D. lève les yeux, et aperçoit, penché à la fenêtre du quatrième étage d'un petit immeuble, un homme noir, jeune. Celui-ci apostrophe une jeune femme, noire elle aussi, marchant sur le trottoir : "Hé ! Tu veux pas venir, on fait un débat CIRCONCISION - EXCISION ?"
La jeune femme demande : "Tu es pour ou contre, toi ?"
Le type ne répond pas à la question : "J'ai un ami africain dans mon appartement qui  voudrait faire un débat avec des gens, tu veux participer ? Lui, il pense que..."

D. s'éloigne, ne souhaitant connaître ni la pensée de l'ami africain, ni l'issue du débat, du moins pas en ces conditions. Peut-être, contre toute attente, serait-ce cet ami africain qui convaincrait ses contradicteurs européens que l'excision n'est pas une bonne chose, ne lui faisons donc pas de procès d'intentions, alors que nous ne sommes pas montés l'écouter.

Mais mon ami D., ce qui lui fait le plus "mal à l'humain", comme il le dit, ce n'est pas tant que l'on puisse encore, au XXI°siècle, en France, "débattre" sur l'excision.
Après tout, nous sommes en démocratie : l'islamiste Tariq Ramadan a demandé un moratoire sur la lapidation des femmes. C'est bien naturel.

Ce n'est pas non plus qu'un homme, jeune, vivant au coeur d'une capitale occidentale, compare deux pratiques en tous points différentes - culturellement, techniquement, moralement. Sexuellement.

Non.

C'est que la femme, jeune, vivant au coeur d'une capitale occidentale, pose comme préalable à sa possibilité de venir débattre sur ce sujet une question qui suggère que les deux coutumes, circoncision et excision, sont pour elle équivalentes.

Si elle-même a "intégré" cette "idée", il y a fort à parier qu'il n'y aura pas de débat au quatrième étage... Comme partout aujourd'hui, tout le monde sera d'accord sur tout.
D'accord pour dire que
circoncision et excision se valent.
D'accord pour dire que se couper les ongles et se couper la main, c'est kif-kif (pardon à mes amis juifs et musulmans pour cette comparaison).
On en viendra peut-être même à penser - mais on aura peur de l'avouer - que la circoncision est une tradition rétrograde qu'il faudrait condamner.

Et l'on fera venir la vieille du dernier étage avec son matériel, pour les 3 mois de la gamine.
Tout va pour le mieux, nous sommes tous bien d'accord.

Qui sommes-nous donc pour juger les moeurs de sociétés que nous méconnaissons et dont nous ignorons jusqu'aux rituels pluriséculaires élémentaires ?
Que faisons-nous du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, y compris chez nous et en dépit de nos lois - qui ne sont pas les leurs, rappelons-le.
Préservons les traditions ancestrales.
Oui.


Si je peux me permettre ?
Au cas où vous penseriez comme moi, comme D., que le débat sur l'excision n'a pas lieu d'être,  sauf pour discuter des modalités de sanction des
exciseurs, voici ma proposition :
A chaque fois qu'un homme, noir ou blanc, athée, musulman ou animiste, que sais-je ?, soutient cette sorte de pratique avec des formules toutes faites du genre "ce n'est pas si simple, c'est un sujet difficile...", préparez vos couteaux, ciseaux et autres sécateurs.


Et tranchez-lui le gland.

Par Ororo Munroe, déesse pick-pocket, - Publié dans : Martyrologe
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Samedi 26 août 2006 6 26 /08 /Août /2006 22:48


"Je baiserer la france juska c'quelle m'aime"

 
Je ne sais ce que cela peut vouloir dire.

Le tag est là, depuis plusieurs mois.
Je passe devant, depuis plusieurs mois.
Et, depuis plusieurs mois que je me rend dans cette sous-préfecture du centre de la France, il est toujours là.

Aucune volonté ne semble se dessiner : se décider à l'effacer, ou même à le commenter.
Aucun "citoyen" - nous sommes dans ce que l'on appelle pudiquement une "cité" - ne manifeste son désir de voir disparaître cette oeuvre calligraffitique.
Aucun service municipal.

Plus que la détresse lâchée sur ce pan de fer, c'est l'acceptation passive de ce "message" qui me pose question.

Peut-être souhaite-t-on l'exposer en signe de tolérance :
"Il faut que les jeunes revendiquent ce droit à exprimer leur mal-être."

Peut-être aimerait-on le garder en témoignage :
"Voyez, ici, il y en a qui ne nous aiment pas, et qui nous le font savoir."

Peut-être préfèrerait-on nous avertir :
"Ici, on n'aime pas la France. Et on n'aime pas les Français."

Je crois que les habitants ont peur de l'ôter.
Ils passeraient pour racistes.






Tout ce que je me représente, alors qu'aujourd'hui j'arrête ma voiture pour photographier ce mur d'immeuble, c'est ceci :

Une immense cave.
Ponctuellement éclairée de néons et de signalétiques "sortie de secours", elle s'étend sous la totalité de la ville, peut-être tout le pays.
Ses couloirs s'élancent en toutes directions dans le souterrain crépuscule.
Leur course pourtant les relie çà et là, sous du bêton et des parfums de chaudières.
A des embranchements. Des intersections. Des check-points.
Toute la population s'y retrouve, consentante, pour une gigantesque tournante.
La bouche contre un extincteur, les mains sur le mur, ses genoux en sang, la France se prend, parce qu'elle le veut bien, tout ce que le tag a à lui offrir.
Son bonnet phrygide enfoncé jusqu'aux épaules, ses seins secoués au rythme des coups et des objets qui lui rentrent dans le ventre, chair constellée, elle écrit dans du sperme le nom de ses amants.

"Omar m'a baiser".

Dénonciation d'amour.

La France.
Une immense cave.

"Je baiserer la France juska c'quelle m'aime".
Ce n'est pas dans ce sens - dans cet ORDRE - qu'il faut s'y prendre pour se faire aimer de quelqu'un.

Cette phrase sur le HLM.
Sans doute s'agit-il de néo-nazis.
Ou plus simplement d'électeurs d'extrême-droite.
Non, j'ai mieux : ce sont des agents de la CIA qui ont porté cette inscription aux murs de la ville. Leur objectif est clair. Oui, ils veulent nous faire croire à une menace francophobe, anti-occidentale. Il faut que nous nous sentions en danger, attaqués de l'intérieur, pour nous rallier à la cause U.S et arrêter nos marches contre la guerre en Irak. Les Etats-Unis ont très très peur de nos marches. Ca ne peut être que ça. Les croix gammées dans les cimetières. Les "Al Qaida" gravés sur les tombes. Bien sûr.
C'est la CIA.

Je vous demande pardon ?
Vous pensez que je tombe un peu trop dans le conspirationnisme ?
Vous pensez que j'exagère dans mon anti-américanisme primaire ?

Bien. Bien.
Vous avez probablement raison.
Alors, dites-moi...
Si ce ne sont pas les agents du gouvernement américain.
Si ce ne sont pas les militants du Front National.
Qui, selon vous, a écrit cela ?

Quand vous aurez trouvé votre réponse, regardez-bien le mur en face de vous :



La... "France"... va droit dedans.
Par Luke Cage, héros à louer - Publié dans : Martyrologe
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 23:32


V
oici le rapport rédigé par un ami, professeur dans un lycée de province, non-classé en Zone d'Education Prioritaire (ZEP).
C'est là une belle photographie de la situation dans laquelle croupit l'Education Nationale.

Je juge bon de préciser que cet ami n'est pas homme à se laisser marcher dessus, et ce quelle que soit la circonstance. Il a 9 années d'enseignement derrière lui dans plusieurs établissements scolaires, et son tempérament de faux calme, assorti d'un  physique imposant, l'a un jour conduit à étrangler en classe un élève qui le menaçait (Ils sont dès lors devenus complices).

J'ai bien entendu transformé les prénoms des élèves et escamoté les noms du personnel enseignant.
Laissons-lui la parole :



RAPPORT D'INCIDENT Terminale X, le 03/03/06



Monsieur X,
Professeur enseignant la physique appliquée

                                                                                                      A Madame le Proviseur

Copie à Monsieur le Conseiller Principal d'Education en charge de la classe
Copie à Madame le Professeur principal


Compte rendu du cours du vendredi 03 mars : Le transformateur monophasé

Objectif : Comprendre le fonctionnemment du transformateur
              Savoir choisir un transformateur
              Connaître et savoir utiliser les différentes formules propres au transformateur

Déroulement :
12H05 Première sonnerie je rentre seul.
12H10 Les élèves se décident à rentrer.
12H20 Arrivée de Ferdinand et Tchang ; je leur demande un billet de retard, ils passent outre et vont s'asseoir tranquillement. Je menace de faire appel à un surveillant, ils finissent par obtempérer.
12H25 Je demande à Benoît de quitter l'oreillette de son MP3, je demande à Mohammed de faire de même, il s'exécute et augmente le volume du baladeur. Je demande à Rachid et Jonathan de se calmer  (ils se chamaillent, je ne sais pas trop pourquoi).
12H30 Abdul commence à déballer une crêpe. Je lui signale qu'on ne mange pas en classe, il me répond que c'est son mouchoir. Après négociation il consent à attendre la pause pour manger la crêpe. Je demande à Sébastien et Guillaume de cesser leurs bavardages (je précise qu'ils sont respectivement au dernier et premier rangs et que pour se comprendre, ils se sont mis à parler à voix haute).
12H35 Retour triomphal de Ferdinand et Tchang sous l'ovation de la classe qui entonne "j'ai demandé à la lune".
12H40 Je déplace Rachid qui en venait aux mains avec Jonathan. Je demande à Olivier qui avait entonné "pirouette cacahouète" d'arrêter de chanter. Benoît a remis son oreillette, je lui demande de nouveau de la quitter.
12H45 Alors que je demande une fois de plus le silence, Paul (1er rang) se lève pour parler avec Richard (2ème rang), puis il me précise qu'il vaudrait mieux faire des exercices plutôt que du cours. Je demande à Guillaume qui est couché sur sa chaise dos au tableau de reprendre une position correcte. Gros éclat de rire d'Antoine qui s'en raconte une bien bonne avec Ferdinand ? Hugo ? ...
12H50 Abdul de sa puissante voix de basse entonne "Les Choristes", je décide de l'exclure, il refuse prétextant qu'il n'est pas le seul et en effet Antoine à son tour se met à chanter.
J'entame la procédure d'exclusion pour les deux élèves (imprimé prévu à cet effet) mais Abdul rechigne et commence à négocier pour ne pas être exclu ou pour revenir en deuxième heure.

Il est maintenant 12H55, l'énervement me gagne ; je plie mes affaires et je quitte le cours.

Un incident similaire s'était déjà produit au premier trimestre, Monsieur le Conseiller d'Education était intervenu dans mon cours et j'avais obtenu jusqu'à peu un calme relatif.

Aujourd'hui il n'est plus possible d'enseigner correctement dans cette classe. Ce sont les mêmes élèves qui, pris séparément, s'inquiètent de l'avancement du programme, réclament du soutien, réclament des exercices supplémentaires mais qui, l'instinct grégaire aidant, se comportent comme de parfaits abrutis dès qu'ils sont en classe.
Ce sont les mêmes toujours qui se plaignent de ne pas comprendre le cours ! Il faudrait déjà qu'ils l'écoutent.

J'ai déjà été malade quatre semaines mais j'ai quasiment rattrapé le retard ! Je finirai le programme afin qu'il ne puisse y avoir aucune réclamation face à l'échec cuisant qui se prépare à l'épreuve du baccalauréat de physique appliquée. Je suis là pour permettre à des élèves d'acquérir le savoir minimum nécessaire en vue de la réussite de leur examen, pas pour leur servir de défouloir.

Si un tel chahut se reproduit, je quitterai de nouveau le cours, rapport à la clé, et je ne reviendrai pas sur les notions qui n'auront pas pu être abordées.

L'exclusion de 7 à 8 élèves devrait assainir la classe, à défaut je n'attends pas de ce rapport un changement radical. Je le rédige cependant car c'est la procédure en cas d'incident majeur et  je vous l'adresse à titre indicatif sur l'état de l'enseignement de la physique appliquée en classe de terminale X.

J'espère que vous en tiendrez compte lorsque vous examinerez les demandes de redoublement dont le nombre pourrait être important.

                                                                                                                   Cordialement

Professeur X


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Par Charles Xavier, enseignant, - Publié dans : Martyrologe
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