Partager l'article ! La Hollande, l'autre pays du fromage... et de la Burka: La Hollande est réputée pour ses moulins à vent, ses champs de tulipes ...
La Hollande est réputée pour ses moulins à vent, ses champs de tulipes colorés, ses sabots de bois, ses fromages (Gouda, Edam, Maasdam, Mimolette…) et bien sûr, sa législation permissive qui autorise la consommation de drogues dites douces (herbes, champignons magiques, speed et autres pillules chimiques de type ecstasy) ainsi que la prostitution. Pour 3 Euro, on peut s’envoler au coffee, pour 50, on s’envole au 7ème ciel.
Les Hollandais sont un peuple tolérant. De telles pratiques, passables d’années d’emprisonnement dans les autres pays de l’Union Européenne, n’étonnent plus les Néerlandais. En rentrant de l’école, les enfants passent devant les terrasses enfumées des coffee shops ou encore devant les vitrines des prostituées à demi nues qui ajustent leur string dans des positions aguichantes.
Pas étonnant dès lors que tout nouveau venu au royaume de sa Majesté Béatrix – la Hollande est une monarchie constitutionnelle – soit accueilli à bras ouverts et invité à préserver ses coutumes et croyances, au nom de la tolérance et de l’amitié entre les cultures. Les homosexuels y sont encouragés à s’exposer en public et à revendiquer leur sexualité. Les musulmans bénéficient d’aides publiques pour construire des mosquées et des écoles publiques musulmanes.
Ce que n’avaient pas compris les Hollandais, c’est que le fait d’être soi-même tolérant ne signifie pas que tout le monde le soit. Un peu comme les britanniques qui ont favorisé malgré eux l’émergence de cellules terroristes au Royaume-Uni en se refusant de censurer des Islamistes notoires tels que Abou Hamza al-Masri, au discours aussi effrayant que son apparence (je rappelle qu’il est borgne et qu’un crochet remplace l’une de ses mains). Un peu comme ces presbytériens Coréens illuminés, persuadés que l’on peut parler de Dieu (leur dieu) et convertir des talibans au christianisme, et qui se font finalement exécuter par ceux qu’ils étaient venus « sauver ». Voilà le genre d’attitude dangereuse qu’adoptaient les Hollandais.
Aujourd’hui, comme les Anglais et ces quelques Coréens, les Hollandais prennent de plus en plus conscience de leurs erreurs et se mettent à les regretter. L’assassinat de Theo Van Gogh en 2004 était un des premiers signes forts de ce que de plus en plus de Hollandais « de pure souche » sentaient monter : l’islamisation de leur société et la hausse des tensions entre les communautés religieuses. Dans les quartiers ouest d’Amsterdam où se concentre une importante communauté marocaine, on n'entend pas parler Néerlandais. Nombreux y sont les jeunes de 15 ans qui portent la jellabah, se gavent d’idéologie fondamentaliste sur Al Jazeera, vont peu à l’école, sauf si elle est musulmane, et maîtrisent mal la langue du pays qui les a vus naître. Il est surprenant de voir autant de jeunes traîner en semaine au bas des cages d’escalier. La loi ne les oblige-t-elle pas à assister aux cours ?
De passage sur Amsterdam pour un voyage d’affaire, un collègue Japonais s’interroge sur le nombre considérable de femmes voilées dans le tramway, alors qu’il se rend chez un client. Il s’imaginait les Hollandaises grandes et blondes... Mais c’est qu’en semaine, à cette heure-là, les grandes et blondes Hollandaises, elles travaillent ! Ne restent que les Marocaines et les Turques, les cheveux toujours dissimulés sous un long foulard qui leur recouvre les épaules, parfois gantées, portant un voile facial et des lunettes de soleil, voire carrément la burka, et de temps en temps accompagnées de leur mari, en jellabah, barbe fournie et couvre-chef traditionnel. Ne travaillent-ils pas ? Nul besoin ! Les allocations sont certes légères, mais suffisantes pour vivre correctement, du moment qu’on ne sort pas – sauf pour aller à la mosquée bien sûr. Trêve de cynisme facile, de quoi vivent-ils ??? C’est une question que je me pose tous les jours lorsque je vois ces hordes de jeunes Marocains qui traînent dans les rues, pendant que leurs camarades Hollandais sont au lycée, à la faculté ou au boulot pour les plus âgés.
Les femmes sont quasiment toujours « recrutées » dans leur pays d’origine, et ne parlent pas le néerlandais. Grâce au rapprochement familial, elles bénéficient d’un visa dès leur arrivée en Hollande. Elles mettent ensuite au monde des enfants auxquels elles ne s’expriment qu’en arabe et qui iront dans des écoles musulmanes où le néerlandais n’a que peu de place. Au supermarché, les caissières portent un uniforme aux couleurs de leur enseigne mais sont autorisées à conserver leur foulard. Je n’avais vu de caissières en foulard nulle part ailleurs. Impressionnant, de les voir toutes alignées derrière leur caisse avec leur voile, car elles sont en grande majorité de confession musulmane.
Mon ami Ahmed, Français d’origine Algérienne, est venu passer un week-end chez moi, à Amsterdam. Pour la première fois de sa vie, il a vu une burka !!! «Mais tu sais que je vais en Algérie tous les ans, et que je n’ai jamais vu de burka là bas ! 'Faut que je vienne à Amsterdam pour en découvrir ! Pire, les femmes musulmanes, elles portent plus le foulard ici qu’au Maghreb ! » . Et c’est vrai. Mais pourquoi font-ils chez nous ce qu’ils ne faisaient pas chez eux ? Est-ce de la provocation ?
On pourrait penser que la vie en communauté, en minorité, dans un pays qui n’est pas leur patrie d’origine, pousse ces Marocains et ces Turcs de Hollande à revendiquer avec exacerbation ce qu’ils croient être leur véritable et unique identité afin de ne pas s’égarer, de ne pas se renier. Alors ce qu’ils ne faisaient pas chez eux, ils le font ici. Ceux qui n’avaient jamais lu le Coran se mettent à le lire lorsqu’ils emménagent en Occident ; celles qui n’avaient jamais porté le voile ne le quittent plus dès qu’elles rejoignent leur mari en Europe ; ceux qui n’avaient jamais mis les pieds dans une mosquée ne manquent plus une prière, etc.
Cette année, pour la première fois en ce sens, une loi a été votée pour interdire le port de la burka et des voiles faciaux dans les transports en commun. Ailleurs les femmes font ce qu’elles veulent ; mais de toute manière, cette loi n’est pas respectée par les intéressées. Il est aussi désormais interdit de monter avec plus de 2 poussettes dans le tramway. Le poinçonneur n’oublie jamais de me le rappeler lorsque je m’apprête à monter avec mon bébé, m’obligeant à attendre le prochain tram, en espérant que les quotas ne soient pas atteints. En revanche, il ne dit rien à la dame en burka... Il aurait trop peur d’être traité de raciste. Mon bébé lui, devra attendre sous la pluie. La prochaine fois je mettrai une burka.
Il faut croire, cher Shiro, que la majeure partie des abonnés, comme des lecteurs occasionnels, de La Catastrophe, partage votre point de vue. Tout comme moi.
On ne peut pas être en désaccord sur tout.
Votre article a déjà un an et comme vous le remarquiez dans un précédent commentaire, presque personne ne l'a commenté.
Mais peu importe, puisque il a de nombreuses qualités et c'est bien ce qui compte, vous émettez des raisonnements parfaitement intéressants sur le radicalisme naissant chez les jeunes immigrés dans nos pays.
Un ami blogueur marocain, m'expliquait un jour que dans son pays les femmes ne se voilent généralement pas, ou rarement et qu'en vieillissant elles finissaient par le faire alors qu'elles devenaient plus pieuses, mais jamais avec les burqas qui cachent même les yeux.
Merci pour cet article, je risque de mettre un lien à travers un post vers le vôtre, puisque je recherche des informations sur la Hollande et le voile avant d'écrire.
Je vous refélicite...
Blaise
Merci pour votre commentaire. Cet article a en effet plus d'un an et maintenant que je le relis, je me redécouvre moi même avec un an de plus et cela me fait peur. Comment en suis-je arrivé à un tel constat? Comment puis-je tenir de tels propos? Je crois que c'est la société qui me fait tenir ces propos qui me ressemblent si peu.
Je reste pourtant fidèle à cet article car mon point de vue n'a guère évolué. Pas plus tard qu'hier, me rendant à un RDV en début d'après-midi, j'ai de nouveau été frappé de voir autant de noirs, asiatiques et femmes voilées dans le tramway. Le train était plein mais on devait être 5 blancs en comptant la conductrice.
J'ai aussi récemment découvert qu'en Hollande, on a pas besoin d'être marriés pour bénéficier du rapprochement familial. Deux de mes collègues Japonais ont immigrés ici en emmenant leurs compagnes. Il suffit donc de faire une simple déclaration sur l'honneur et on peut faire venir qui l'on veut.
Revenez bientôt car je prépare un autre article qui démontre comment la bêtise du du politiquement correct Hollandais exacerbe finalement les ségrégations.
Je ne peux que vous comprendre! Ce sont nos convictions humanistes qui nous poussent à tout accepter, sans nous rendre compte que notre côté débonnaire et généreux va contre nos convictions sur du plus ou moins long terme.
Une civilisation prend du temps à se construire, la détruire en prend beaucoup moins.
J'écris certaines choses qui ne sont pas très éloignées des vôtres, l'on me taxe parfois de racisme et pourtant, dans ma vie de tous les jours, je côttoie toutes sortes de personne, sans à priori aucun. Je suis même attiré par tout ce qui est différent...
Avec le temps qui passe je découvre le racisme bien plus virulent des personnes nouvellement arrivées, je pense à Kémi Séba par exemple, mais il n'est qu'un petit exemple. Le racisme me fait horreur, mais il faut bien admettre qu'il existe, dans toutes les communautés...
Je reviendrai naturellement lire votre prochain article.
@ bientôt donc...
Blaise
Salut à vous.
Comme je suis à mon compte et que j'ai un peu de temps libre en ce moment, j'en profite pour déposer quelques contributions sur ce blog dont la pertinence comme les impertinences me séduisent.
Votre article m'a rappelé un reportage diffusé en France dans lequel on apprend (mais est-ce en Hollande ou au Danemark, je ne saurai plus le dire) qu'à l'école du nord le port de la Burka était autorisé! Une élève sans visage y est filmée près d'un ordinateur, la prof du reportage ne trouve rien à redire.
Je l'imagine avec plusieurs élèves dans le même style... qui est qui ? La prof peut reconnaitre la voix. Mais ds le cas d'un passage de diplôme... comment reconnaître l'élève, s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un autre, une autre venu en remplacement?
Shiro, vous vous interrogiez sur les propos que vous avez tenu: comment pouviez vous en exprimer de tels?
Vous ne faisiez qu'un constat et votre interrogation louable témoigne d'une métamorphose sinon de votre personne du moins de votre regard sur le monde.
Je me joins à vous. Contrairement à l’idée que j’ai pu exprimé sur un post de Luke Cage, idée à laquelle je veux rester fidèle (la couleur ou les stigmates d’un individu ne le définissent pas), je dois avouer que depuis un certain 11 septembre, depuis les nombreuses agressions dont j’ai été le témoin en France, depuis les « sales français », les « je lui parle pas à lui c’est un français », et les manifs enturbannées qui hurlaient : « notre culture est supérieur à la vôtre »… je regarde les gens différemment. Avant je croisais dans la rue un homme ou une femme ; aujourd’hui je n’arrive que rarement à me soustraire à une observation détaillant des critères que ma précédente indifférence républicaine ignorait pour ne côtoyer que le meilleur, l’original et le personnel chez nos contemporains. Je me suis fait ermite depuis.
Je vous dis comme Blaise : à bientôt.
Ce mot pour vous dire que je n'ai jamais, nulle part, affirmé que la couleur de peau d'un individu le définissait . En revanche, nier sa couleur, qui est la première chose que vous voyez à la lumière, avant même de le trouver beau, laid, sympathique ou autre... c'est de l'hypocrisie, vous en conviendrez. J'ai répété avec force exemple que l'on n'était pas noir ou blanc dans sa tête. J'ai d'ailleurs lu que vous étiez d'accord sur ce point, reléguant avec moi la couleur à une considération esthétique - d'un noir à l'autre, la pigmentation est si différente. Certains amérindiens sont plus noirs que des africains, j'ai connu des arabes blancs comme un linge. Mais je suis un esthète ; aussi, la couleur reste un signe distinctif. Mais d'un point de vue pictural, pas raciste.
Amitiés, cher Chinasky.
je vous prie d'accepter mes excuses si par une quelconque maladresse j'ai laissé entendre que vous le disiez. Me considérant moi même esthète et hommes de couleurs par le choix du métier que j'exerce je suis bien d'accord avec votre post;( j'avais d'ailleurs moi même envie d'attirer l'attention sur la couleur de peau et ses déclinaisons; les arabes n'étant pas perçus comme des "blancs", effectivement, alors d'ailleurs que personne n'est véritablement blanc, "comme un linge" par exemple ou une page).
Bien au contraire mon post précèdent qui n'évoque que la réponse que j'ai faite au vôtre va dans le sens de celui-ci. C'est en cela que l'aveu dit un peu de mon hypocrisie ; en cela seulement car je persiste dans l'idée que la couleur se voit au même titre et dans le même instant qu'un gros pif. Couleur de peau, dimension du nez, minceur ou largeur, épaisseur des lèvres, couleur des yeux sont des informations que l'on reçoit d'un même élan, que l'on perçois dans un même moment. Je ne saurais donc les distinguer en donnant à l'une des ses infos la primeur... si comme je l'évoquais n'était un certain contexte politique, un territoire, un lieu d'où l'on parle...
Amicalement, à n'en point douter.
Visiblement l'Homme se sent constamment dans l'obligation de trouver un responsable à son mal être au lieu de se remettre en question. Ne serait il pas plus simple d'accepter l'altérité et par conséquent ses différences? Et finalement pourquoi votre présence dans ce bus serait elle plus légitime que la sienne?
La hollande est un pays dont les mentalités ont énormément evoluées et en tant que citoyenne responsable et réfléchie vous devriez en être fière.
La peur anime l'homme ei il est difficile de la dompter ?là est le challenge
LA PEUR NE FAIT PAS AVANCER L'HOMME MAIS LE DETRUIT
Et si c'était les hommes musulmans qui avaient peur des femmes ?
Et si c'était l'Islam qui avait peur de l'intégration, de la démocratie, de l'égalité, peur de renoncer à la Charia ?
La peur finira par détruire l'Islam.