Partager l'article ! Promesse Magnétique: The Beginning is the End is the Beginning Avant que de mettre en ligne mes propos, il semble approprié de d&eacu ...
The Beginning is the End is the Beginning
Avant que de mettre en ligne mes propos, il semble approprié de déclencher les hostilités en ouvrant le feu sur mon site « hébergeur » lui-même, et la société dont il dépend :
L’Art de la Guerre
En premier lieu, il est impossible, parmi les cohortes de thématiques proposées sur over-blog, de trouver sa place, pour peu que l’on soit, au choix, éclectique ou spécialisé.
Dans l’onglet défilent les catégories : Actualité ? Société ? Politique ? Journal Intime ? Consommation ? Business, Economie ? Religions, Croyances ? Philosophie ? … Où se situe le pamphlétaire ? Dans quelle case le ranger ? Ne peut-il, par essence, se pencher et s’épancher sur tout ce qui lui sert de monde et lui passe dans les oreilles, la conscience, sous les yeux ou entre les doigts ? Ma réponse est oui. Le polémiste est étymologiquement soldat de langage, combattant du Verbe. Son arme est le style (stylet, stylo ou clavier alphanumérique) et son bouclier n’est autre que le rempart que lui font ses propres détracteurs entre eux. Le polémiste pratique un art, celui de la Guerre. Artiste ?
Séduit un temps par la cellule Gay, Lesbien, pour le « référencement » et l’affluence potentielle de visiteurs avec relativement peu de concurrence, tenté enfin par le casier Sport pour attirer l’attention en pleine coupe du monde de ballon rond, je me suis lâchement résigné à cocher l’indéfini Weblogs, conscient que celui qui touche à tout ne touche à rien, et qu’en me destinant à tous, je ne m’adresse à personne. Je suis chagrin de ne pouvoir offrir à mes annotateurs la possibilité de laisser des commentaires tels que « sale petasse g giklé 8 foiis sur mon écran et tout léché sur tes sein de salope », comme l’on peut en trouver sur le compartiment Pour adultes, mais la consolation me vient en pensant à tous ces beaux surfeurs qui, venant à moi par hasard, désœuvrement ou accident, vont m’apprendre à écrire – et prononcer ? – le français tel qu’on l’enseigne à présent sur la toile vivante de l’Internet.
X Corpo
Décortiquons. Tout un chacun peut se référer aux Conditions d’Utilisation de La Catastrophe Internationale comme de tout autre weblog, disponibles sur ce même site. Je sélectionne quant à moi quelques exemples parmi les articles de ces conditions, afin de les soumettre à la critique. Les caractères en gras sont reproduits tels que trouvés sur la page web. Mes propos seront en rouge foncé.
Nota Bene : je modifie hypocritement le nom de la société pour ne pas la citer. Elle devient XXX Corporate. Nom d’invention.
Conditions d’Utilisation
« L’Utilisateur s'engage à ce que le contenu de son blog ne porte pas atteinte aux droits des tiers, et notamment :
Article 5.1 : Pas d’atteinte aux droits des tiers :
Le contenu des propos de l’Utilisateur ne doit pas porter atteinte ou soit contraire à l'ordre public, aux bonnes mœurs (…) ; [On remarque une première faute de conjugaison, avec l’emploi du subjonctif (soit) au lieu de l’infinitif (être), mais passons : les juristes, aujourd’hui, ne sont plus garants de la correcte utilisation du langage.] Qu’est-ce qui est contraire à l’Ordre public ? Qu’est-ce que cet Ordre-là, et comment peut-on ou doit-on le troubler ? Quand on sait que dans un état comme la France :
- « On » n’a pas le droit de se rassembler à plus de 3 personnes dans la rue sans avoir prévenu la Police (les forces de l’Ordre, justement) et lui avoir donné la raison d’un tel conglomérat.
- Il est interdit de réunir dans un espace privé plus de 7 individus sans avoir effectué cette même démarche auprès des autorités (mais que font précisément les blogueurs, notamment sur leurs forums ? Nous distinguerons en conséquence, comme si besoin était, espaces virtuel et physique, et définirons l’Internet comme un espace public).
- Il est interdit de crier dans la rue.
- Il est interdit de chanter dans la rue.
- Il est interdit de parler tout seul dans la rue.
- Il est interdit de courir dans la rue. Bien sûr, ces lois ne sont – en principe – pas appliquées. Mais les policiers ont le droit de les invoquer et mettre en oeuvre. Décrétons un nouvel Etat d’Urgence, élisons une Ségolène ou une Arlette, un Jean-Marie ou un Nicolas, et attendons quelques mois. Quant aux mœurs, comment distinguer les bonnes des mauvaises ? Au vu des contenus (photographies, incitations, commentaires, liens externes…), chacun doit voir midi à sa porte : interprétation.
Suis-je naïf et permissif si je crois que les encouragements au viol filmé, ou que l’exhibition à caractère sexuel de mineurs puissent être sans conséquence sur les comportements ? Suis-je rétrograde ou intolérant si je déplore ? La première étiquette étant plus facile à porter que la seconde… chacun ferme les yeux (ou se branle avidement sur sa souris), au nom de la liberté d’expression. Il apparaît évident que chacun fait ce qu’il veut sur le réseau, sans être ennuyé : la limite réelle à ne pas dépasser est très floue, subjective, dangereuse donc intéressante, et dépend plus de la réaction, plus ou moins passive, des internautes, que des textes de loi. Nous y reviendrons.
La vérité, c’est que XXX Corporate se prémunit contre les procès de surfeurs scandalisés, en posant des jalons, un cadre qui n’est pas fait pour être observé par les utilisateurs.
- Le contenu des propos de l’Utilisateur ne doit pas être dénigrant, diffamatoire, portant atteinte à l'image, à la réputation d'une marque ou d'une quelconque personne physique ou morale, de quelque manière que ce soit ;
Et si c’est le blogueur lui-même qui l’exige ? « Insultez-moi, j’adore ça. »
Les exhortations à la dépravation, l’injure, la haine, la domination, la mauvaise réputation à l’endroit de l’individu, rencontrent un vif succès sur certains weblogs (200 à 500 commentaires ultra-violents sur une photo de buste féminin partiellement dénudé, c’est l’obtention d’une jolie prouesse, en effet, d’autant que des clichés plus explicites complètent en général le tableau). L’auto dénigrement, très en vogue, ressemble perversement à son besson, le narcissisme, et trouve en face de lui nombre de haineux d’eux-mêmes, acharnés et monomanes, faisant du sexe, non pas arme de subversion, mais simple outil à faire jouir des contenants humains.
Quant aux marques, notons qu’ elles sont citées avant la « quelconque personne physique ou morale » (l’individu, l’être, l’homme ou la femme, l’association d’humains entre eux), comme ne devant pas être entachées. Parce que les marques sont plus rentables = plus respectables. Donc, je n’ai pas le DROIT de porter atteinte à l’image et/ou la réputation d’Adidas, de Microsoft, de Mustela, de Nestlé, de Danone, de Mittal, Canal + ou TF1 (Personnes morales ? Très morales.). Donc, je n’ai pas le droit de les critiquer « de quelque manière que ce soit ».
Donc, le polémiste n’a pas sa place sur les weblogs, il n’a voix à aucun chapitre.
- Le contenu des propos de l’Utilisateur ne doit pas porter atteinte à la sécurité ou à l'intégrité d'un Etat ou d'un territoire, quel qu'il soit ; preuve, s’il en était besoin, que NOUS sommes potentiellement dangereux, puisqu’ILS ont peur. Il n’est pas fait allusion aux fabricants de bombes artisanales et autres cellules terroristes de façon exclusive : nous pouvons nous aussi, c’est peut-être même notre devoir, déstabiliser l’Etat, transformer le petit parc anthropo-zoologique, humaniser notre territoire, nous l’approprier en contaminant la toile par l’information authentique, la vraie science, la véritable Histoire de chaque peuple, par les véritables enjeux et projets politiques, militaires (c’est pareil), économiques (encore une fois, hélas ! idem), en nous éduquant les uns les autres par la culture contre la fausse contre-culture de masse conspirée et façonnée par les pouvoirs depuis le nouveau partage du monde en 1945, revu et corrigé. A ce sujet, deux options s’affrontent :
1) soit l’on part du principe que, si le réseau pouvait représenter un quelconque danger pour les chefs, il n’aurait pas été rendu accessible au public ;
2) soit tout est fait pour que nous croyions que le réseau est inoffensif, qu’il n’est qu’un moyen de commander des DVD, télécharger recettes de cuisine et réserver billets SNCF.
Un arbre cache la forêt. La tronçonneuse, c’est vous, c’est moi. Au bouleau, bûcherons.
- Le contenu des propos de l’Utilisateur ne doit pas permette [et le "r", très cher ?] à des tiers de se procurer des logiciels piratés, des numéros de série de logiciels ou tout logiciel pouvant nuire ou porter atteinte, de quelque manière que ce soit, aux droits ou aux biens des tiers ; pure et simple logique marchande, accommodée à la sauce anti-hackers. Sous-entendu : les pirates informatiques sont tous uniquement voleurs et faiseurs de virus qui contreviennent au confort des usagers et au bon fonctionnement des ordinateurs familiaux.
Article 5.3 : Commerce / Publicité
- L’Utilisateur ne doit en aucun cas proposer la vente, le don ou l'échange de biens volés ou issus d'un détournement, d'une escroquerie, d'un abus de confiance ou de toute autre infraction pénale ; XXX Corporate se protège, c’est bien naturel.
- L’Utilisateur s’engage à ne pas mettre de matériel à caractère publicitaire (en particulier sans s'y limiter : texte, image, lien) sans accord préalable de XXX Corporate (sous la forme d'un partenariat publicitaire par exemple) sur le blog et accepte que tout matériel indûment placé soit supprimé ou remplacé par XXX Corporate. S’il y a du fric à se faire, XXX Corporate est ouverte à la coopération (partenariat publicitaire = ponction). En revanche, on le verra, XXX ne collabore qu’à sens unique, celui qui remplit sa poche à l’exclusion de toute autre (voir article 8, plus bas).
LA PUBLICITE SANS ACCORD DE LA PART DE LA SOCIETE XXX CORPORATE EST INTERDITE SUR UN BLOG UTILISANT LE SERVICE OVER-BLOG
C’est clair ?
- L’Utilisateur s’engage à ne pas pratiquer une quelconque forme de commerce sur son Blog, sauf autorisation de XXX Corporate. S’il y a du fric à se faire pour XXX ? C’est une question, pas une remarque.
Article 5.4 : Propriété Intellectuelle / Divers :
Enfin, l'Utilisateur devra informer sans délai XXX Corporate de toute action en justice, et de toute plainte concernant le contenu du blog. Il devra répondre aux demandes d'informations de XXX Corporate, notamment en ce qui concerne le contenu présumé contraire aux règles de bonne conduite. Les règles de bonne conduite sont transgressées, puisque largement laissées à la libre interprétation. Encore une fois, XXX prend les devants : tant que personne ne se plaint, on tolère tout, y compris l’intolérable.
Article 6 – OBLIGATIONS DU VISITEUR
Le visiteur s'engage à ne visiter le site http://www.over-blog.com ainsi que tous les blogs hébergés sur celui-ci qu'avec un navigateur supportant le JavaScript et acceptant les cookies.
Si l’on refuse le marquage, l’étiquetage, le fichage, même partiel, de nos centres d’intérêt, de nos loisirs, de nos prédilections, nos habitudes, nos manies, notre profil de consommateur , alors nous ne pouvons raisonnablement pas visiter le site mentionné plus haut. Pour plus d’informations sur les cookies, je vous donne rendez-vous ici : http://www.tactika.com/cookie/
Le visiteur s'engage à n'intenter aucune poursuite contre XXX Corporate motivée par un fait découlant du non respect de la contrainte de navigation mentionnée ci-dessus. Sans commentaire.
Article 7 – CAS DE NON RESPECT DES CONDITIONS D’UTILISATION
Les utilisateurs sont invités à avertir XXX Corporate en cas de violation des présentes Conditions d'Utilisation via : http://www.over-blog.com/contact.php ou sur chaque blog en cliquant sur « Signaler un Abus ». Incitation à la délation. Autrement dit, jouez aux flics à notre place. Avec votre subjectivité.
Toute notification abusive donnera lieu à des poursuites et sera passible de sanctions pénales. C’est normal. Ce n’est pas bien de tirer la sonnette d’alarme dans le métro juste pour voir ce qui ça va se passer. Question : cela arrive-t-il souvent qu’un abus soit signalé ? Réponse possible : dans la catégorie Famille et Enfants, découvrir une pré-pubère s’adonnant à la fellation peut choquer, à tout le moins soulever quelque interrogation ; mais sous le critère Pour adultes, voir « tout ce qu’il faut pour se branler », après tout, chacun sait ce qu’il y vient chercher.
XXX Corporate se réserve le droit de suspension pour tout blog ou utilisateur à son entière discrétion sans préavis et sans contestation possible, du fait d’un manquement de ces Conditions d’Utilisations. [Manquement « à » ces conditions, et non « de » ces conditions... Français ?] Si j’en crois mon surf sur bon nombre de weblogs, il n’en est rien. La délation, pourtant partie intégrante de notre culture nationale, ne semble pas vraiment essaimer ; les gens, plus orgueilleux, préfèrent s’écrire des lettres d’insultes, visibles de tous grâce au principe du commentaire. Polémique !
Toutefois, l’Utilisateur pourra accéder à l’administration de son blog pour enlever le contenu non conforme aux lois en vigueur ou non conforme aux conditions d’Utilisations du produit Over-Blog, mais le blog suspendu ne sera pas visible par les internautes. Dés que le contenu litigieux sera supprimer ou modifier par l’Utilisateur et aura signalé la modification, les visiteurs auront accès à nouveau au blog en question. [« sera supprimé ou modifié » et non « supprimer ou modifier »] On n’est pas psychorigide chez XXX.
Article 8 – RESPONSABILITE DE XXX CORPORATE
XXX Corporate ne peut être considéré comme responsable du contenu des sites ou pages personnelles de l'Utilisateur. L’Utilisateur accepte et reconnaît qu'il est seul responsable des informations, textes, images, données, fichiers, programmes contenus dans son blog, son site ou sa page personnelle. Bien entendu, puisque nous ne sommes pas contrôlés in extenso. Vous imaginez le temps et le personnel (pardon, la masse salariale) qu’il faudrait pour surveiller efficacement toute la « communauté » des blogueurs ?
L'Utilisateur accepte de faire son affaire personnelle et de dégager XXX Corporate de toute responsabilité, perte, réclamation, litige, dommage ou dépense, y compris les frais de justice et de défense, revendiqués par un tiers ou par un autre Utilisateur du fait de son site ou sa page personnelle. Même si nous sommes unis, XXX et moi, par un partenariat publicitaire ? Et même si le litige, provoqué par un tiers, est lié à ce partenariat ?
XXX Corporate se réserve le droit d'inclure un bandeau publicitaire ou une fenêtre surgissante à caractère publicitaire sur le site de l'Utilisateur, quel que soit l'annonceur. XXX s’arroge un droit qu’elle nous conteste par ailleurs. Et nous n’avons pas la possibilité de refuser, ou au pire choisir le style de publicité, le genre de produit vanté.
En aucun cas, l'Utilisateur ne pourra exiger un prix ou une indemnisation de la part de XXX Corporate ou de l'annonceur. XXX Corporate se réserve le droit de supprimer, modifier, déplacer ce bandeau publicitaire sans autorisation préalable de l'Utilisateur.
Ce qui est ici invoqué sans jamais être nommé, c’est le principe de la gratuité du weblog (hors premium), garanti par la présence de publicités : ce serait parce que l’on nous impose de la réclame en permanence et partout, que l’on peut accéder aux services d’over-blog. Pris de l’autre côté de l’écran, cela soulève cette autre possibilité : s’il y a blog, c’est pour ouvrir de nouveaux espaces publicitaires, et s’il y a blogueur, c’est pour créer / attirer de nouveaux chalands. Tout blogueur est un portefeuille de clients. Les cookies sont là pour ça.
Une toile : Internet. Une araignée : le marketing viral. Des moucherons : les surfeurs.
Conclusion : nous sommes en train de devenir des hommes-sandwichs, des supports publicitaires, et non seulement on ne nous demande pas notre assentiment, non seulement on ne nous rétribue pas pour ce faire, mais en outre on nous interdit de l’exercer sciemment et volontairement, par nos propres moyens et / ou à nos propres fins.
XXX Corporate ne peut être considéré comme responsable des mensonges, exagérations, dols, violences, réticences dolosives commise par l'Utilisateur. [Le juriste utilise des mots nouveaux, et, troublé, commet des fautes d’accord… « réticences dolosives commises… »]
Certes. Mais XXX peut-il ou elle être considéré(e) comme responsable des mensonges, exagérations, violences commises sur les weblogs par les annonceurs publicitaires avec lesquels il ou elle est sous contrats ?
A la clôture du compte et à toute fin de preuve, des données concernant l'Utilisateur peuvent être conservées et archivées confidentiellement par XXX Corporate, selon les lois en vigueur. ”Big Brother vous regarde.” Et continue de vous épier longtemps, longtemps après.
Afin d'améliorer la qualité de son service et de mieux répondre aux attentes de ses utilisateurs, XXX Corporate pourra être amené à collecter des données nominatives sur l'Utilisateur, notamment par l'utilisation de marqueurs (cookies). Big Brother vous met en relation avec des vendeurs et prend sa substantielle commission. Big Brother vous vend. Tout simplement.
Aviez-vous lu ce qui suit ?
L’accès à ce Service est subordonné au respect des présentes Conditions d’Utilisation. Tout Utilisateur de ce Service ne peut accéder à ce service sans avoir pris connaissance préalablement de ces Conditions d’Utilisation et s'engage à les respecter sans réserve. Compris ?
The End is the Beginning is the End
Dans ce dédale d'interdits.
Dans les entrailles mêmes de ce conditionnement de l'Utilisateur. Par-delà les pôles, au-dessus du vide qui n’existe pas, au nom de toutes mes identités secrètes, au cœur de la sale guerre qui allie l’homme à son argent et l’oppose à lui-même comme à son frère, quoi que vous soyez, je vous fais la promesse, magnétique et éternelle, de ne jamais écrire pour ne rien dire.